
e rock progressif prend ses racines dans les années 70. Pour certains musiciens, il s'agit de dépasser les schémas de composition, voire de montrer que les musiciens rock, dénigrés par les
intellos du jazz et du classique, ont du talent et une culture musicale. La technologie jouera un rôle non-négligeable, en particulier grâce à l'émergence du synthétiseur. Plusieurs tendances se dessinent alors, le rock planant et psychédélique de Pink Floyd, le space rock de Hawkwind, les longues structures de Genesis, la virtuosité de Yes, ou l'apport d'influences extérieures au rock : Rick Wakeman de Yes est un féru de Bach, Steve Hackett de Genesis fera un album sur Satie, Brand X (avec Phil Collins) ou Soft Machine fricottent avec le jazz rock naissant. Tombé en desuétude lors de l'arrivée du punk, le rock progressif profite d'un regain d'intérêt dans les années 80, en particulier grâce à une scène anglaise dont le plus grand représentant est Marillion, puis dans les années 90 grâce à des groupes de metal progressif comme Dream Theater ou Porcupine Tree.