
« L’opéra, c’est d’abord du théâtre »
Voilà un peu le credo de Natalie Dessay, qui s’emploie, depuis qu’elle a été révélée en 1992 à l’Opéra Bastille dans les Contes d’Hoffmann, à donner à chacune de ses apparitions, une leçon de chant… et de théâtre. Natalie Dessay, dans les airs les plus virtuoses du bel canto (mais aussi chez Mozart, dans la Reine de la Nuit par exemple), évoque quelque équilibriste des notes aiguës, mais veille toujours à habiter ses personnages, à les rendre humain… et souvent même irrésistiblement désopilants. Allez jetez un coup d’œil à son Eurydice d’Offenbach : c’est de la folie à l’état pur. Une drôle de grande dame, qui n’en finit pas de nous surprendre, mais sait aussi se faire attendre…