
Il aura fallu beaucoup de temps, beaucoup de patience et beaucoup de courage pour qu’au début des années 90, la cinquantaine passée, cette grande chanteuse du Cap-Vert connaisse enfin la postérité et fuie ainsi la misère. Depuis, son histoire d’amour avec le public, notamment français, ne s’est jamais démentie. Il faut dire que la diva aux pieds nus chante comme personne les mornas de son pays, ces chansons déchirantes, pleines de nostalgie, qui évoquent le fado portugais ou, dans leur esprit mélancolique, le meilleur du blues américain. La Bessie Smith de la world music.