
Qui eut cru que ce doux oiseau pouvait débarquer tout droit des formations punk, rock, electro-clash les plus barrées du nouveau continent ? Après un premier album, plutôt confidentiel, l’ex-collaboratrice de Gonzales, Peaches et Broken Social Scene s’installe à Paris pour y travailler son deuxième album.
Let It Die est un séduisant mélange de reprises très personnelles et de chansons pop-folk feutrées et intimistes. Belle femme décomplexée, Feist n’a pas peur du silence, des pauses, et se pose délicatement telle une équilibriste sur des accords pleins d’âme. Il y a en effet beaucoup de « soul » chez Feist, du blues aussi, des résonances jazz, et beaucoup de charme.