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The Strokes
Room On Fire
Durée totale : 32:00
 Coup de cœur
Happy Hours
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The Strokes
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Celui-ci, il était attendu. Deux ans écoulés depuis la tornade « Is This It », deux années durant lesquelles Hot Hot Heat, Rapture, Liars, Radio 4, Libertines, Kills, Interpol, Black Rebel Motorcycle Club, Yeah Yeah Yeahs, Kings Of Leon, mais surtout les formidables White Stripes ont largement marché sur les plates-bandes des Strokes, grands initiateurs de ces groupes en « The », majoritairement venus de New York ou de Detroit, et premiers à revisiter avec grâce le vieil adage « less is more » tout en s’inspirant du Velvet, de Blondie, des Modern Lovers ou de Television.
Alors ? Les Strokes étaient-ils finis ? Parviendraient-ils ne serait-ce qu’à égaler les excellents albums de tous ces fils putatifs précédemment cités ? la réponse est un oui magistral et au-delà des espérance. À vrai dire, « Room On Fire » est deux fois meilleur que « Is This It ». Plus varié, mieux écrit mais pas totalement différent pour autant. Le son est toujours aussi nerveux et dénué de gras (Nigel Goodrich, producteur de Radiohead, a rapidement été viré du studio), Julian Casablanca chante toujours de cette si belle manière détachée et distanciée, le groupe derrière, sec et galvanisé, soutient le tout avec une grâce folle. Pour un deuxième album, c’est un vrai chef-d’œuvre.